L'apprentissage ou l'approche de la Foi

 Et c’est reparti !        

Eh oui … Tu as été accroché(e) par la première partie et tu veux poursuivre le chemin. Bravo, j’en suis très heureux.

Dans un premier temps, je vais m’attacher à te donner des points de repères ainsi que les moyens qui m’ont été les plus utiles dans ma démarche. Il est clair que je ne veux pas jouer ici celui qui sait et qui demande que l’on fasse comme lui. Non, certainement pas car chacun est un cas particulier et a une vie particulière, unique.

Les besoins et les désirs de l’un ne sont jamais strictement identiques à ceux de l’autre. C’est à chacun de se nourrir, à sa façon, à partir de ce qu’il a ou de ce qu’il découvre.

Comme dit une certaine pub : « Rien n’est imposé, tout est proposé ».

De même que tous les chemins mènent à Rome, il y a bien des manières pour atteindre un même but. L’essentiel est de se mettre en mouvement, dynamiquement ou statiquement d’un point de vue physique.

Je te propose de commencer notre nouvelle balade en passant par un supermarché très particulier que je connais bien car je sais à quels rayons je dois aller pour bien me nourrir au point de vue spirituel. Mais rien ne t’empêche de sauter par-dessus ce passage pour aller directement prendre ton sac à dos pour repartir à Jérusalem. Nous n’aurons aucune difficulté pour nous y retrouver. Rendez-vous à la Porte de Damas, nous t’attendons.

Tu as pu constater que le moteur de toutes ces expériences aura été la foi. Sans elle, rien ne se serait passé. Mais c’est quoi la foi ?

Le sens le plus communément admis de l’expression « avoir la foi » c’est de croire en Dieu. Plusieurs de mes amis, avec qui j’ai eu l’occasion de parler de mes activités m’ont dit « Je ne vois pas les choses comme toi parce que toi, tu as la foi, moi je ne l’ai pas. Toi tu crois en quelque chose, moi je ne crois en rien. »

Mais « Croire en Dieu », là encore, c’est quoi ? Pour ce qui me concerne, si j’observe ma propre vie, je peux dire que j’ai eu deux réponses, successivement.

Enfant, j’ai cru en la vérité de ce qui m’étais transmis par des personnes en qui j’avais une grande confiance. Je dirais même une confiance totale pour ce qui est de mes parents. Ils ne pouvaient pas se tromper, et encore moins me tromper. C’était du domaine de l’absolu. Et il se trouve que, malgré mes profonds démêlés avec les rudesses de la vie, rien n’a atteint cette foi qui était présente en moi. 

C’est en devenant adulte que les choses se sont mises à évoluer, très fortement, intérieurement, comme une lame de fond qui va chercher sa puissance on ne sait où. J’ai beaucoup réfléchi à cette question au fil des années, mais sans avoir une conscience très précise de la présence de Dieu. C’était dans ma tête, une question qui passait par là. Concrètement, Il a commencé par m’accompagner tout en restant sur « ma périphérie » puis il s’est produit, venant de sa part, une sorte de pénétration diffuse qui a atteint le plus profond de moi. Il est entré en moi sans être moi tout en me laissant être moi. Il s’est révélé très progressivement sans à-coup, si je mets de côté mes fameux pèlerinages qui ont pris la forme de véritables geysers, là il a vraiment « mis le paquet » ! Quel bonheur !  

Tout ceci m’a conduit progressivement à mieux ressentir cette présence permanente au plus profond de moi. J’en suis arrivé à modifier l’expression : « Foi et raison » qui traduit bien l’expérience de beaucoup de croyants. Mais depuis quelques années, je me sens contraint à ajouter un troisième terme. 

La stabilité d’une vie est semblable à un tabouret. S’il n’a que deux pieds, il n’a aucune stabilité. Il lui en faut un troisième. La vie c’est pareil, j’y ajoute donc l’expérience personnelle. Ça donne : Foi et raison, plus expérience personnelle

Il est évident que rien n’est jamais totalement sûr sur terre, mais les choses que l’on a vécues, expérimentées soi-même, ça a un autre poids de vérité !

Pour moi, la foi c’est croire en Dieu, tel qu’il nous a été révélé par Jésus. C’est avoir confiance en Jésus, c’est de considérer comme vrai tout ce qu’il nous a enseigné.

Croire en Jésus, c’est aussi l’aimer. C’est en faire son frère, son ami indéfectible. C’est marcher librement avec lui pour écouter le Père dont il nous parle puis agir avec l’Esprit qu’il nous envoie.

C’est un compagnonnage avec Jésus, Dieu et Homme, c’est-à-dire rien moins que de vivre avec Dieu.

A priori, ce n’est ni évident, ni facile, mais quel bonheur quand on commence à percevoir que finalement cela est possible ! En fait, cela change tout. Peut-être commences-tu à te dire que je suis complètement fou mais c’est tellement génial que je te le souhaite et t’assure que tu ne seras pas déçu.

J’admire profondément les hommes et les femmes qui acceptent de donner toute leur vie à Dieu. Combien de fois je me suis fait cette remarque : comme ça doit être difficile, dur, pour eux. Et pourtant combien d’entre eux ont des visages épanouis. Je pense, par exemple, aux chartreux que j’ai rencontrés à la Grande Chartreuse à côté de Grenoble. Ces hommes qui vivent dans un silence quasi permanent, qui n’ont pratiquement pas de relation avec l’extérieur, sont très loin d’avoir une mine triste. On sent qu’ils sont habités par quelqu’un qu’ils aiment et qui les aiment. Il y a une lumière qui sort d’eux qu’on ne trouve dans aucun commerce.

En fait, pour faire court, je crois de plus en plus que la foi est essentiellement une question d’amour, mais pas du toc, du vrai ; celui qui permet de dire un oui total à quelqu’un qui me dépasse.

Je reviens sur la remarque formulée ci-dessus : « Je ne vois pas les choses comme toi parce que toi tu as la foi, moi je ne l’ai pas. Toi tu crois en quelque chose, moi je ne crois en rien. » Elle a trotté dans ma tête pendant des dizaines d’années. C’était un véritable mystère. Elle m’a désolé parce qu’à la limite elle sous-tend une injustice. « Pourquoi ai-je reçu ce don, ce cadeau, et peut-être pas toi ? » Cela signifie-t-il que je suis meilleur que toi ? ou plus méritant ? ou que je me suis fait plus remarquer que toi ? (un peu comme certaines promotions obtenues dans la vie professionnelle). Non, sûrement pas.

Comment Dieu qui est la bonté absolue pourrait-il avoir en lui-même la moindre parcelle d’injustice ? Car ce serait pour moi une injustice flagrante.

Cela a duré jusqu’à un certain dimanche, il y a déjà quelques années. Ce jour-là il s’est passé quelque chose de totalement inhabituel pour le pratiquant que je suis.

J’aime beaucoup aller à la messe le dimanche matin, en particulier dans ma paroisse de Saint-Michel. C’est tellement vrai que depuis quelques années je dis que pendant une semaine j’ai divers moments de bonheur, or il se trouve qu’il y en a deux dans le domaine spirituel : le premier est pendant la messe du dimanche matin, le second le mercredi pendant la catéchèse des enfants de CE1 à CM2. Je reviendrai un peu plus loin sur cette question.

Il m’est donc difficile de manquer la messe. Or il se trouve que j’ai dérogé à ce sacro-saint besoin personnel un certain dimanche alors que j’étais en vacances quelque part en France. Je n’ai aucune idée sur quelle mouche m’a piqué ce jour-là, mais je n’ai fait aucun effort pour chercher une célébration dans les villages environnants. Je me suis accordé une vraie fausse excuse : je vais regarder la messe à la télévision. Encore une de ces actions posées en comprendre le sens. Ça ne cadre pas avec le bonhomme, mais je ne peux quand même pas passer ma vie à chercher à tout comprendre. C’est comme ça, je fais avec.

Toute messe est exceptionnelle, mais ce dimanche-là elle est retransmise depuis Madrid. Elle constitue le point d’orgue des 6ème Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) instituées par le pape Jean Paul II et qui rassemblent tous les quatre ans la jeunesse chrétienne du monde entier. C’est un moment d’une intensité exceptionnelle. Immédiatement je me réjouis de mon choix car je me sens en union intime avec tous les participants qui sont sur le terrain. Seulement 2 millions ! et des jeunes ! ça fait une belle injection d’élixir de jeunesse !

L’exubérance, la vitalité de tous ces jeunes de pays si divers sont bien au rendez-vous. Ils chantent, ils sont heureux et ils le font savoir.

Vient l’homélie du Pape Benoît XVI. Il sait leur parler, de grandes ovations ponctuent ce qu’il dit. Et tout d’un coup il les interpelle :

« Vous les jeunes, soyez conscients de l’immensité du cadeau que Dieu vous a fait en vous donnant la Foi. Mais n’oubliez-jamais que s’il vous l’a donnée ce n’est pas pour que vous la gardiez pour votre usage personnel ; c’est pour que vous travailliez à la transmission de ce trésor à toutes les personnes que vous serez amenées à rencontrer au cours de votre vie. C’est une très belle charge que vous avez reçue. Mettez-y toute votre énergie.« 

Je recevais ainsi une réponse claire et précise à mon vieux questionnement. Bien sûr que je savais de longue date que la mission d’un chrétien est de participer à la propagation de la Foi, mais là c’était un véritable éclair de compréhension grâce à la mise en relation directe et sans appel de ces deux notions fondamentales : réception / transmission.

La foi n’est jamais innée, c’est un don reçu. Mais pour qu’il y ait réception il faut qu’il y ait transmission, transfert, d’une personne à une autre. Si personne n’assure cette transmission elle peut péricliter ou même disparaître. Si elle n’existe pas dans un endroit, il faut que des volontaires acceptent cette mission.

En fait, pour tenter de percevoir qui est Dieu, il n’y a qu’une seule méthode : écouter ce que nous en dit Jésus, car il le voit, il le connaît.

Mais d’abord, qui est Jésus ? Matthieu nous rapporte cette scène dans son évangile au chapitre 16, versets 13 à 18 :

  « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ?

Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean Baptiste ; les autres, Élie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.

Mais pour vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ?

Simon-Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.

Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne tiendront pas contre elle. »

 Et voici comment Jésus parle de son Père :

« Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père : « Mon père, donne-moi la part du bien qui me doit échoir. » Ainsi, le père leur partagea son bien. Et peu de temps après, ce plus jeune fils ayant tout amassé, s’en alla dehors dans un pays éloigné, et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche. Après qu’il eut tout dépensé, il survint une grande famine en ce pays-là ; et il commença à être dans l’indigence. Alors il s’en alla, et se mit au service d’un des habitants de ce pays-là, qui l’envoya dans ses possessions pour paître les pourceaux. Et il eût bien voulu se rassasier des carouges que les pourceaux mangeaient ; mais personne ne lui en donnait. Étant donc rentré en lui-même, il dit : Combien y a-t-il de gens aux gages de mon père, qui ont du pain en abondance ; et moi je meurs de faim ! Je me lèverai, et m’en irai vers mon père, et je lui dirai : mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes domestiques. Il partit donc, et vint vers son père. Et comme il était encore loin, son père le vit, et fut touché de compassion ; et courant à lui, il se jeta à son cou et le baisa. Et son fils lui dit : « Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ». Mais le père dit à ses serviteurs : « Apportez la plus belle robe et l’en revêtez ; et mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds ; et amenez un veau gras et le tuez ; mangeons et réjouissons-nous ; parce que mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, mais il est retrouvé. »

 Nous sommes tous des fils prodigues, attendus par leur père. Tu te rends compte de cet incroyable amour qui nous attend et nous faisons comme si nous n’en n’avions pas besoin !

A cela il est bon d’associer la parole de Jésus à Philippe, et c’est aussi un peu ce qui m’est arrivé et que j’ai tellement envie de te partager :

« Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les oeuvres.«  (Jean 14. 8-10)

 

L’auteur du Psaume 138 avait compris beaucoup de choses :

 

« Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !

Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;

de très loin, tu pénètres mes pensées.

 

Que je marche ou me repose, tu le vois,

tous mes chemins te sont familiers.

Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres,

déjà, Seigneur, tu le sais.

 

Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres,

tu as mis la main sur moi.

Savoir prodigieux qui me dépasse,

hauteur que je ne puis atteindre !

 

Où donc aller, loin de ton souffle ?

Où m’enfuir, loin de ta face ?

Je gravis les cieux : tu es là ;

je descends chez les morts : te voici.

 

Je prends les ailes de l’aurore

et me pose au-delà des mers :

même là, ta main me conduit,

ta main droite me saisit. »

 

Il nous faut arrêter avec les fausses images de Dieu qui ont pu nous être inculquées, ou que nous nous sommes nous-mêmes fabriquées. Je parle du Dieu juge, du père fouettard, du justicier, de l’exterminateur. Elles sont fausses, ce ne sont que nos peurs. La seule qui soit vraie est celle qui nous est donnée par la seule personne qui connaisse réellement Dieu, Jésus, son Fils. Reportons-nous à ce qu’il nous dit dans son évangile : Dieu n’est qu’Amour. Alors, pourquoi en avoir peur ? Faisons-lui confiance. Osons lui donner notre foi. En Lui et avec Lui se trouve la seule origine de ce que nous pouvons « percevoir » de Dieu, notre Père. A cela vient ensuite s’ajouter l’expérience qu’en ont fait les saints puis tout un chacun comme toi et moi. Donnons-nous un peu de mal pour regarder, pour ouvrir les yeux sur ce qui nous est proposé de voir, chacun à notre façon. Observons ce que Dieu ne cesse de faire pour nous, discrètement, délicatement, sans tambours ni trompettes mais avec tellement d’Amour. Apprenons à voir Dieu en toute belle chose, car Il y est. C’est sa façon de se révéler à nous quand nous acceptons de lui faire confiance. Dans cette démarche, n’ayons pas peur de nous faire aider.

 

Tu vas me demander : « C’est quoi se tourner vers Dieu ? C’est quoi Chercher Dieu ? » Est-ce un mouvement ? un déplacement ? une marche ? une progression vers ? 

Pour tenter de t’apporter un élément de réponse, je vais utiliser une image technique : la réception de la télévision par satellite.

Imagine un satellite de communication. Son rôle est de diffuser de l’information vers toute personne située sur une zone étendue du globe terrestre. Pour cela, il émet un faisceau d’ondes. Ce satellite est géostationnaire, donc en orbite à 36 000 km d’altitude afin de rester  toujours au même endroit pour assurer la continuité de son service.

On sait où le trouver, mais ce n’est pas gagné d’avance parce qu’on ne le voit pas. Il est trop loin pour cela. Et pourtant il existe, il est là. On connait son existence par l’intermédiaire de ce qu’il fait. Par le témoignage de ceux qui l’ont déjà capté.

Si je cherche à établir une liaison de qualité avec lui, je n’ai à ma disposition que trois possibilités, sachant que je ne peux rien faire techniquement sur l’émetteur. Je m’assimile donc à ma parabole :

1.  Je peux vouloir me rapprocher physiquement de l’émetteur. pour améliorer la puissance du signal reçu. Vu la distance et les problèmes spécifiques à l’astronautique, c’est fichu, je perds mon temps.

2.   Je dois donc jouer sur ce qui m’est accessible : moi-même. Je sais que la qualité du signal que je reçois est , entre autres choses, fonction de la surface effective de réception de ma parabole. Je peux de ce fait travailler à agrandir ma parabole. C’est très bien, ça va dans le bon sens. Mais là, il y a un hic. Je vais rapidement atteindre une limite au point de vue dimensionnel.

3.  Je peux enfin travailler sur la « surface effective de réception » de ma parabole. Il s’agit essentiellement d’une question d’orientation. Si j’oriente ma parabole vers le nord alors que je sais que mon satellite se trouve vers le sud, c’est clair, je ne risque pas de recevoir grand-chose. Si déjà je la tourne grosso modo vers le sud, je vais commencer à recevoir un signal plus ou moins bon car les ondes viendront impacter ma surface d’une façon oblique. Il y a là un manque à gagner que je peux résorber en orientant mon antenne pile-poil vers le satellite. Là, j’obtiendrai la qualité de réception maximale parce que ma surface effective de réception sera à son maximum.

Tu as compris que pour obtenir la meilleure communication possible il faut se « tourner vers« , le mieux possible.

Il en est strictement de même au niveau des personnes. Si elles ne se tournent pas l’une vers l’autre, au propre comme au figuré, il y a fort à parier que toute tentative d’échange ne tourne rapidement au dialogue de sourds.

Si je ne développe pas moi-même mes qualités de réception, si je ne cherche pas à améliorer la qualité de ma propre émission, je cours le risque de tomber dans l’incompréhension de l’autre, ce qui pourra me conduire à des reproches et même à de l’hostilité. C’est une action commune et réciproque qui doit être développée simultanément des deux côtés.

Il en est exactement de même pour ce qui concerne ma relation avec Dieu. Si par malchance initiale ou par décision personnelle au cours de ma vie, je me trouve dans la position de lui tourner le dos, il est clair que l’échange ne sera guère brillant. Il sera donc nécessaire de procéder à un changement d’orientation de ma part. Dieu, quant à lui, ne change pas, ne bouge pas. Il est constamment tourné vers moi. Ainsi que vers toi. C’est l’émetteur le plus puissant et performant qu’on ait jamais connu.

Sais-tu comment on appelle, dans le monde du ski, un changement d’orientation des skis ? Une conversion !

Oui, une conversion est nécessaire. Celle-ci peut se faire parfois d’une façon quasi immédiate comme ce fut le cas pour Paul Claudel, mais la plupart du temps, elle est progressive, parfois longue, parfois toute une vie et même parfois au dernier moment de la vie. Mais c’est le résultat qui compte. Ce qui dépend de moi, c’est avant tout mon désir d’initier cette réorientation ; de chercher comment commencer à recevoir, ne serait-ce que des bribes des messages qui me sont adressés. Au fur et à mesure, j’en ai de plus en plus envie et si je n’y arrive pas tout seul, je peux demander de l’aide pour vaincre les différents grippages de ma structure personnelle à des amis. Chose incroyable, je peux aussi m’adresser directement à mon Interlocuteur lui-même. Il meurt d’envie de venir à mon aide.

Plutôt que de dépenser une énergie folle à chercher Dieu par soi-même, il est plus simple de chercher à se laisser trouver par Lui. Ça va beaucoup plus vite, et c’est surtout mieux fait. La seule chose qu’Il nous demande, c’est d’ouvrir notre coeur, juste se laisser aimer. Pour tout le reste, il sait très bien faire. Mais il ne fait jamais rien contre notre gré, sans notre accord. Il respecte notre liberté.

Et le pèlerinage dans tout ça, si c’est vrai qu’il n’est pas obligatoire de se déplacer ? Le pèlerinage est, et ne sera jamais qu’un moyen, mis à notre disposition pour faciliter cette conversion. Il en faut du temps, de l’énergie, de la réflexion, de l’écoute, des échanges, des questions, des prières pour arriver à « changer notre coeur de pierre en coeur de chair », pour accueillir « un esprit nouveau » (Ezéchiel), pour accepter humblement de descendre du piédestal virtuel sur lequel on s’est placé et où l’on croit se sentir bien.

Il est là le vrai cheminement du pèlerin. Sinon le risque est grand que ce ne soit qu’une balade, belle sans aucun doute, ou une performance sportive, admirable en elle-même, mais qui ne donnera pas la même satisfaction.

Mais tout ceci ne se fait pas toujours facilement. Il y a « des peaux de banane » sur le chemin. L’une des plus redoutables est le doute. C’est un ennemi terrible, implacable. Et je suis bien placé pour savoir ce dont il s’agit ! Écrire constitue pour moi une sorte de contrepoison, il sera désormais comme un cairn en montagne qui me rappellera toujours ce qui s’est passé, que je suis vraiment passé par là. 

Par moments, il faut décider « d’y aller », d’y mettre du sien, pour lutter contre le doute : c’est normal et profondément humain. Nous sommes tous en recherche, avec des hauts et des bas. Par moments la météo sur le chemin est excellente et l’on peut voir loin ; à d’autres, au contraire, c’est le brouillard, même parfois la nuit. On ne voit plus rien. Il faut alors ne pas perdre confiance, surtout ne pas compter que sur nos propres forces. Nous ne sommes jamais seuls. « Aide-toi et le ciel t’aidera » s’applique très bien ici, sous réserve d’entendre par ciel celui qui tient tant à nous : Dieu.

A tout âge, il est bon de s’interroger sur les points de sa vie auxquels on accorde la plus grande importance. Suis-je heureux, ou même parfois fier, de ce que je fais ou j’ai fait ? Ou est-ce que je préfère me satisfaire de la gloire ou de l’argent accumulé. Quelle est ma trajectoire, me satisfait-elle réellement ? Ce questionnement, fondamental, peut se résumer en une phrase :

Qu’est-ce qui est le plus important pour moi : réussir dans la vie ou réussir ma vie ?

Il est essentiel de faire les bons choix dans sa vie, encore faut-il en avoir les capacités ou les moyens. Mais que faire face aux difficultés du parcours, ce qu’on appelle « les accidents de la vie », ou la maladie, linfirmité… ? Je n’aurai jamais la prétention d’en faire un traité mais je veux te faire part d’un moyen qui m’a personnellement beaucoup aidé et qui est à la portée de toute personne qui le désire. Le voici.

Si je me retourne sur l’ensemble de ma vie, je peux dire, d’une façon caricaturale, que j’ai eu la malchance qu’elle démarre très mal, mais qu’ensuite j’ai eu la chance qu’elle évolue bien. C’est peut-être plus facile que le contraire.

Cette constatation ma constamment interpellé. J’ai fini par trouver un élément de réponse majeur à cela. Certes, il n’a pas été le seul, mais sans lui je n’ai pas la moindre idée sur celui que je serais aujourd’hui, ou plutôt je ne le sais que trop bien, et ça ne serait vraiment pas beau ! Alors, c’est quoi ? c’est tout simplement laccompagnement spirituel.

Sans le savoir, je l’ai vécu très tôt, dès l’école maternelle. Dans les années qui ont suivi immédiatement la guerre, j’ai été accompagné par ma toute première institutrice, une jeune religieuse de vingt ans, soeur Marie-Marthe, qui a tout compris à ma situation et qui m’a sorti « de la merde » en me prenant par les cheveux. C’est elle qui a mis le crevard debout. Un petit bout de femme denviron 1,50 m et 40-45 kg maxi, mais elle avait un coeur énorme, une bonté immense. Elle a été pour moi la présence vivante de Dieu.

Bien sûr, à cet âge, nous n’avons pas parlé de spiritualité, mais elle m’a écouté. Puis cela a évolué au fil des années. Je l’ai rencontrée régulièrement pendant toutes mes années de collège, puis de lycée. C’est avec elle que j’ai pu aborder les questions de ma vie car à la maison c’était malheureusement impossible, mes parents ne pouvant pas suivre malgré leur grande bonne volonté. J’ai continué à la rencontrer pendant plus de soixante ans ! Je suis certain que Dieu l’a mise sur ma route pour me montrer son amour. Il est clair que je ne pouvais pas le voir et le dire comme ça, mais aujourd’hui je le peux.

Lors de mes études supérieures, puis quand j’ai commencé à travailler, j’ai dû quitter ma belle Bretagne natale. Le relais a alors été pris par des prêtres, et parfois des laïcs. Le plus étonnant c’est que toutes ces personnes constituent une véritable chaîne sur toute la durée de ma vie. Elle est formée d’une bonne vingtaine de maillons, totalement inconnus les uns des autres mais solidement attachés les uns aux autres, il n’en manque pas un seul. 

C’est dans ce contexte que Marie est mon accompagnatrice spirituelle actuelle. C’est une personne, comme toi et moi, qui m’accorde du temps, chaque mois, au cours duquel je procède à une relecture des faits les plus notables de ma vie pendant la période qui vient de s’écouler. A cette fin, elle a reçu une formation particulière à l’écoute. Elle n’est pas là pour me dire ce que je dois faire ; son rôle est d’entendre ce que je veux lui dire parce que cela me paraît important. Je peux ainsi recevoir un éclairage extérieur qui m’aide. Comme l’on dit maintenant, c’est interactif, mais c’est moi qui mène la partie. À moins que ce soit le Saint Esprit qui prenne la main et parfois nous joue de sacrés tours pour nous faire voir les choses vraiment autrement. Le fait de pouvoir m’exprimer librement, en toute confiance, auprès de quelqu’un qui ne porte aucun jugement sur ce que je dis, me permet dentrevoir, de découvrir par moi-même, la meilleure réponse à la question que je soulève. C’est une écoute bienveillante, constructive. C’est comme une marche de deux amis qui échangent en toute fraternité, sur des aspects importants de leur vie, sauf qu’ici il y a une dissymétrie : la personne accompagnée parle plus, l’accompagnateur(trice) écoute plus. C’est un dialogue, jamais un monologue, qui est placé sous le regard de Dieu. A une certaine époque, les personnes accompagnatrices étaient essentiellement des prêtres ou des religieux ou des religieuses. Désormais des laïcs ont aussi cette mission.

Marie est rentrée dans ce relais il y a une dizaine d’années. Ses apports, verbaux ou silencieux, ont été nombreux et mont beaucoup aidé. Elle a connu mes périodes pré-Compostelle puis post-Compostelle, puis Mont Saint-Michel. Autant dire qu’elle a été un témoin pertinent et perspicace qui m’a beaucoup aidé à percevoir et à digérer les « secousses » de ces pèlerinages dont on sait que l’on n’en sort pas indemne. Il est vraiment étonnant de constater comment une personne extérieure à toi peut voir et comprendre, parfois mieux que toi-même, ce que tu vis. Il ne s’agit pas d’insinuations, ni de téléguidage, mais de remarques discrètes et délicates, de petites touches, qui peuvent te conduire, si tu y es réceptif,  à t’arrêter sur des points à côté desquels tu aurais pu passer parce que tu les estimais a priori sans grande importance et qui pourtant pouvaient être des indicateurs de réalités profondes et révélatrices. J’apprécie beaucoup ces échanges, fondés sur une grande confiance et une liberté totale, car ils me permettent d’avancer sans crainte en terrain nouveau, pour ne pas dire parfois inconnu ou même craint.

C’est toute cette succession de personnes qui m’a aidé au long de ma vie dans mon « Grand Pèlerinage« . Ce sont tous des « Hommes de Dieu« , même si parmi eux il y a 50% de femmes. Ils ont été près de moi des témoins. Ils font partie de cette Église qui est à la disposition de chacun pour lui venir en aide. Cette Église que j’aime beaucoup quand elle a le visage donné par le pape François qui nous demande d’en faire « un hôpital de campagne après la bataille », un lieu d’accueil chaleureux tourné vers les plus pauvres, vers tous les blessés, et les crevards du monde.

« Dis, François, avec un toubib comme toi à la tête de l’hôpital, je m’engage tout de suite pour le job de brancardier. » Merci Seigneur de nous l’avoir donné. Mets-moi dans son sillage, avec ma pauvreté. Nous sommes tous des blessés de la vie qui ont besoin d’être secourus par le Christ, le Bon Samaritain.

En complément à cela, il me paraît essentiel de participer à un groupe de réflexion spirituelle et de prière car Dieu parle par la bouche des autres. C’est fou tout ce qu’il peut nous dire pour notre vie personnelle si nous prêtons suffisamment d’attention à ce qui est dit dans ces groupes de partage. Il s’agit nullement de faire de la psychologie de groupe, mais le témoignage de quelqu’un sur son chemin, qu’il soit rempli de bonheur ou de difficultés, à condition qu’il soit donné en vérité, peut avoir des répercussions importantes et fructueuses sur qui veut le recevoir. C’est pour cela qu’il faut apprendre à écouter et à voir, à quitter la surface des choses et des événements.

Me permets-tu, mon Ami(e), de te poser une question ? « Et toi, par qui as-tu été accompagné ? Quel est ton accompagnateur ? ou quels sont tes compagnons sur ton chemin ? Y as-tu déjà pensé ? Qui t’aide à prendre du recul sur ta vie, et à trouver comment Dieu est présent pour toi ? « 

 

Voici une proposition extrêmement intéressante faite par des chrétiens, catholiques et protestants, à destination de tous ceux qui cherchent un moyen de se rapprocher de Dieu mais qui ne savent pas très bien comment s’y prendre. J’ai participé pendant six ans à cette proposition. Je peux donc t’en parler de l’intérieur.

Cela s’adresse à quelqu’un qui n’a presque rien entendu au sujet de Dieu, et ils sont très nombreux en France malgré ce que l’on pourrait imaginer. Personne n’étant venu vers eux, ils sont dans une méconnaissance quasi-totale. Dès lors, comment faire ? Comment oser pousser la première fois la porte d’une église et comprendre ce qui s’y passe ?

Il en est de même pour ceux qui ont reçu quelque chose quand ils étaient enfants, ou plus âgés, mais qui n’ont pas jugé utile, ou intéressant, de poursuivre dans cette voie. Ils n’ont plus que quelques vagues souvenirs, pour d’autres ce ne sont pas de bons souvenirs bâtis autour d’une mauvaise expérience avec des personnes ou des situations inappropriées. Cela a pu aller jusqu’à des blessures encore douloureuses à l’âge adulte. J’en ai rencontré personnellement un certain nombre. Elles avaient un contentieux sérieux avec l’Église, ou tout au moins avec des gens fréquentant l’Église. Mais je n’ai rencontré personne avec un tel contentieux avec Dieu. Ce parcours est profondément réparateur. En quoi consiste-t-il ? Voici des extraits de la présentation faite par les organisateurs, ce sera mieux que du bla-bla.

 

C’est quoi ?

Une série de repas ouverts sur le monde. Le parcours permet de parler spiritualité, de ses propres questions et convictions sur le sens de la vie. Après le repas, une question différente est abordée ouvrant sur une discussion en petit groupe. Ces parcours sont organisés dans plus de 700 lieux en France (cafés, églises, maisons…). Il y en a forcément un près de chez vous. 

C’est aussi une opportunité de comprendre et découvrir les bases de la spiritualité chrétienne. Les Parcours Alpha Classic sont ouverts à tous, sans engagement, informel et convivial.

 C’est pour qui ?

Les Parcours Alpha sont ouverts à tous.

Vous souhaitez échanger sur le sens de la vie, en savoir plus sur votre spiritualité, explorer une nouvelle manière de voir les choses ? Venez comme vous êtes ! Qu’importe vos convictions, vos opinions, votre âge, votre appartenance ou votre situation, vous êtes les bienvenus autour de la table. Tous les chemins mènent à Alpha, car nous avons tous des questions, des avis et des expériences différentes sur l’existence de Dieu, l’éternité, le pardon, la prière, la guérison, le bien être…

En France, plus de 150 000 personnes ont déjà suivi un Parcours Alpha. De nombreuses personnes ont témoignés combien ce parcours les avaient aidées à se situer, se retrouver ou se recentrer sur l’essentiel dans leur vie. Ces parcours sont marqués par la bienveillance et la joie… et c’est contagieux. Nous pensons que les questions et les expériences des participants interpellent tout le monde et enrichissent chacun.

 Comment ça se passe ?

Un repas ouvert convivial.

Chaque rencontre débute par un repas convivial, suivi d’un bref exposé et d’un échange, où chacun est libre de dire ce qu’il a sur le coeur et de partager sans tabou ses objections, ses questions ou ses doutes. Au fil des rencontres se crée rapidement une atmosphère de confiance et d’amitié dans les petits groupes. On y découvre des personnes magnifiques d’humanité, des trésors intellectuels et spirituels qui s’appliquent à la vie de tous les jours.

 Quelques thèmes

  • Quel est le sens de la vie ?
  • Qui est Jésus ?
  • Prier : pourquoi et comment ?
  • Comment résister au mal ?
  • Comment tirer le meilleur parti du reste de ma vie ?

Du très beau travail y est fait par de nombreux bénévoles qui ont à coeur d’aider leurs frères.

Je ne cache pas que j’ai rédigé mon livre et organisé le présent site en pleine unité d’esprit avec le parcours Alpha (sans cependant avoir consulté ses responsables). J’ai exactement la même préoccupation et le même objectif. Je traduis cela en une simple phrase : « Les gens ne vont plus à l’Église, c’est donc à l’Église d’aller chez les gens ». A nous chrétiens de nous retrousser les manches et d’accueillir chacun comme il est !

La catéchèse désigne la connaissance de notre religion, religion qui exprime le lien qui nous unit à Dieu et aux autres. Il s’agit de découvrir le visage divin, son histoire avec les hommes et son enseignement.

Elle n’est pas seulement l’avenir de notre foi transmise aux enfants, elle est aussi l’expression de l’amour que l’on porte au Christ que l’on désire faire connaître. Tout homme désireux de participer à cette mission est le bienvenu, prêt à ce que sa vie batte au rythme de la foi de ces enfants !

La foi n’est pas innée, c’est un don reçu, que l’on peut refuser. Mais pour qu’il y ait réception il faut qu’il y ait émission, transmission, d’une personne à une autre. Si personne n’assure cette transmission elle peut péricliter ou même disparaître, mais cela fait plus de 2000 ans que cela dure. Si elle n’existe pas encore dans un endroit, il faut que des volontaires acceptent d’y aller, que ce soit juste à côté dans le coeur de mon voisin ou dans un coin de la terre ou personne n’a annoncé cette formidable nouvelle.

Le plus grand cadeau qu’un chrétien puisse faire à une personne c’est de la prendre par la main, fraternellement, et de lui parler, en toute simplicité, de sa propre foi, c’est de l’aider à ouvrir son cœur et son esprit à l’accueil de Dieu.

Il y a quelques années j’ai été sollicité pour devenir catéchiste. Cela consiste à accompagner pendant une année, et souvent plus, une équipe d’enfants scolarisés dans le cycle primaire pour leur partager sa foi.

Quel bonheur de parler avec des enfants d’un sujet aussi essentiel que celui de la foi, de les initier. C’est pour moi, retraité, donc retiré du volet opérationnel de nos parfois trop très chères activités terrestres, un moyen formidable de me rendre utile, de donner gratuitement ce qu’il y a de meilleur à ces jeunes qui sont au seuil de leur vie.

Si tu es un papy ou une mamie qui a encore de la pêche, j’ai envie de te poser la question : est-il normal que cette action soit assumée, dans plus de 95% des cas, par des mères de famille qui sont souvent submergées de boulot par leurs propres enfants ? et c’est formidable que toutes ces mamans aient envie de transmettre ce qu’il y a de plus précieux. Nous qui sommes désormais dégagés de cette charge, ne pourrions-nous pas nous retrousser un peu les manches et monter au créneau comme nous l’avons si souvent fait dans le cadre de nos vies professionnelles respectives ? Rien n’interdit aux pères de famille d’en faire de même car les horaires peuvent être aménagés, au profit des enfants. Il faut juste oser se lancer et faire confiance à ceux qui te guideront.

Pourquoi nous abstenons-nous ? « J’ai peur que… ». Mais j’ai peur de quoi, réellement ?

Est-ce que nous craignons d’y aller par peur de ne pas savoir faire ? de ne pas savoir répondre aux questions ? Alors là, je réponds immédiatement, que c’est une fausse crainte pour deux raisons :

1.     Il n’a jamais été demandé à un ou une catéchiste d’avoir auparavant soutenu une thèse de doctorat en théologie. Certes, nos chers enfants nous posent régulièrement des questions qui, si on les regarde de près, sont beaucoup plus remplies de sens qu’il n’y paraît. La règle est simple en cas de difficulté : si je n’ai que des éléments de réponse je les donne tout en précisant leurs limites. Si je ne sais pas, ou si je crains de commettre une erreur, je réponds simplement que je ne sais pas. Je peux alors dire que j’apporterai une réponse plus complète la fois suivante, ce qui me donnera du temps pour approfondir cette question par moi-même ou, si nécessaire, pour en parler avec quelqu’un de plus compétent que moi, mon curé par exemple, puis je répondrai à l’enfant.

2.      Il existe des documents et des livres particulièrement bien faits et qui aident efficacement les catéchistes. Il y a tout un parcours qui nous précise le thème de chaque séance. Par exemple Noël, Pâques, l’exode, la Transfiguration. Et pour chacun de ces thèmes des personnes compétentes ont fait tout un travail pédagogique : quels sont les points essentiels de tel événement, quels sont les personnages principaux, que font-ils, que disent-ils, qu’est-ce que je peux comprendre, moi, enfant ?

Le plus important, à mon avis, est davoir envie de partager sa foi avec des enfants qui ne demandent qu’à apprendre. Je n’ai qu’à dire, très simplement, ce que moi, adulte, je sais ou je ressens face à telle question. Ce n’est pas d’un professeur dont les enfants ont besoin, c’est d’un témoin. Tout cela ne constitue qu’une première approche de la Foi, ils auront ensuite toute leur vie pour l’approfondir, se l’approprier, chacun en fonction de l’importance qu’il voudra lui accorder.

En résumé, être catéchiste c’est être un semeur, un semeur de la Parole de Dieu. C’est le Seigneur qui fera ensuite grandir la plante et qui moissonnera.

 Les « Seuils de la foi » : une catéchèse, une formation pour les adultes

Voici comment est présentée cette démarche par les personnes qui l’ont conçue et développée : le Père Jacques Bernard et une équipe de théologiens et d’artistes.

« La démarche des Seuils de la foi renoue avec celle des apôtres et des Pères qui avaient le souci d’inscrire le salut dans l’Histoire, parce que le Verbe s’était incarné dans l’Histoire. Elle est un chemin de seuil en seuil vers la communion au Père, au Fils et à l’Esprit Saint. Cet itinéraire invite à franchir des « Seuils de foi » de telle sorte que la personne se les approprie. Cette maturation engage une décision libre. L’appropriation se fait par un va-et-vient entre l’histoire de la foi du peuple de Dieu, celle de la personne et celle de l’histoire du monde dans lequel elle vit. Elle invite la personne à une relecture de son itinéraire et des événements du monde. Ce faisant, la démarche éduque au discernement et offre des appuis et des outils solides pour l’annonce et la communication de la foi dans un monde marqué par les sciences et le subjectivisme. L’ensemble de la démarche se présente donc comme une catéchèse fondamentale systématique et organique du mystère chrétien se révélant progressivement. Cette pédagogie de la foi a des audiovisuels spécifiques qui constituent le fil rouge de cette démarche catéchuménale. Elle sert ainsi le dialogue entre Dieu, la personne et la communauté. 

Premier Seuil : l’Exode

De tout temps, l’homme cherche le sens de sa vie, depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Sagesses et religions l’aident à adhérer à la réalité et à référer sa vie à sa source sacrée.

Mythes et liturgies le font entrer dans le grand rythme de la nature, qui est comme l’image de l’action divine. Le cosmos le situe à sa place, dans la paix du Temps des origines, que l’histoire vient hélas troubler.

Un tel monde d’évidences totalitaires favorise l’émergence de puissants, mais aussi de marginaux, d’esclaves ou de révoltés. C’est en rupture avec un tel contexte qu’un groupe de tribus s’est fédéré. Par révolte, fuite ou regroupement d’immigrants, Israël naissait dans le creuset d’une même expérience reli­gieuse : un appel d’un Dieu inconnu maintenait sauve son existence, lui faisait découvrir son irréductibilité spirituelle. Ce compagnonnage nouveau lui faisait découvrir une religion où plus rien n’est prévu dans les astres, mais où tout est suspendu aux lèvres de partenaires libres : l’histoire devient le lieu où appels, orientations, ruptures, pardons, dévoilent le mystère d’un Dieu suspendu aux lèvres de l’homme, et la vocation d’un homme responsable dans l’urgence et la gravité des jours.

 Deuxième seuil : L’Exil

L’expérience a donné aux croyants des repères : la Torah, d’abord vécue, est peu à peu écrite. Mais la vie et ses changements posent des questions nouvelles. Les dimensions du débat sont à présent internationales et la lecture des textes fondateurs révèle d’autres enjeux. La tentation est grande de s’appuyer sur ses propres forces et de jouer le jeu de tout le monde au lieu de se fier à son Dieu.

Les prophètes vont préparer le peuple aux événements dramatiques qui vont le disperser et remettre en question les fondements mêmes de son identité. Affrontés à nouveau au néant, Israël ne doit qu’à la prière, à la mémoire et à l’observance de la Torah, de pouvoir garder son âme.

 Mais poussés au large de l’univers, les fidèles vont aussi apprendre l’unicité de leur Créateur et Sauveur, au-delà même des autres sacrés fabriqués qui réclament l’énergie des peuples. Dans le paradoxal silence de Dieu, ils apprennent à se tenir sous l’ombre d’un Mystère que seule l’adoration respectueuse et les mystiques pluralistes peuvent approcher. Leur témoi­gnage face à l’idolâtrie des puissants va les exposer à la haine des peuples, mais ils maintiendront ferme leur profession de foi parfois même jusqu’au martyre. Dans la détresse, les prophètes vont les guider : les chemins de la prière les mèneront jusqu’au sacrifice, jusqu’à l’attente du Jour de Dieu, jusqu’au combat pour la foi, jusqu’à l’intuition de la Résurrection… autant de voies diverses frayées dans la brousse du Mystère vers la Gloire révélée au Sinaï à Moïse.

La vie du peuple en inventorie sans cesse la fécon­dité, aidée par les sages et unifiée par son Sanhédrin. C’est dans cette chair vive de la foi que Jésus est né et qu’il a appris à nommer Dieu « mon Père ». 

 Troisième Seuil : Jésus

C’est sans doute l’étape la plus originale de la démarche : elle replace la silhouette de Jésus dans son contexte juif. Confrontant la prédication de Jésus avec le débat religieux interne au judaïsme et les relectures chrétiennes des événements après Pâques, elle permet de voir apparaître l’originalité du message de celui qui « ré-ouvrait la prophétie » et témoignait d’un Dieu Père, rempli d’amour et de miséricorde pour son peuple y compris pour les pécheurs.

Perçu d’abord sous les traits d’Elie, et bientôt de Moïse lui-même, Jésus donnait à sa prédication une profondeur et une radicalité qui bouleversa les données du judaïsme d’alors : il installa un débat qui inquiéta les autorités du Sanhédrin. Oui ou non, Dieu venait-Il faire du neuf et recréer notre humanité en lui redonnant sa beauté origi­nelle, et cela dans la pauvreté du quotidien et malgré même les situa­tions brisées où elle était encore emprisonnée ? La relation intime du Maître avec Celui qu’il appelait son Père, l’humilité et l’autorité de son témoignage ont peu à peu fait deviner à ses disciples la dimension divine qui l’habitait.

La fracture que Jésus installait dans l’équilibre subtil du Judaïsme ne fut pas supportable : le Sanhédrin décida sa perte. Sa mort était-­elle échec ou dernier témoignage de pardon et d’abandon ? Seuls les événements de Pâques allaient le révéler, même si les disciples avaient déjà de quoi interpréter la mort du Maître comme l’ultime geste prophétique où Dieu se disait.

C’est la tradition chrétienne qui, dans des contextes culturels divers, va inventorier la richesse de Jésus-Christ, surtout après le drame de sa mort, et le bouleversement opéré par sa Résurrection. Poussé par son Esprit, les chrétiens découvraient les dimensions divines de cet événement en même temps que la nouveauté radicale installée grâce à lui dans notre humanité. Comment garder toute la richesse du Mémorial en l’adaptant aux nouvelles mentalités qui y adhéraient ? Ce fut l’œuvre du développement christologique et des grands conciles de Nicée, Ephèse et Chalcédoine, qui demeurent aujourd’hui encore d’une grande actualité catéchétique.

 Quatrième Seuil : l’Église

Au lendemain de la mort de Jésus, les disciples se retrou­vent, enfermés dans la crainte. Mais la braise de la foi brûle encore sous la cendre de la tristesse. On se souvient de sa prédication, de ses gestes pro­phétiques, de son annonce de la Résurrection…

Des femmes racontent l’avoir vu vivant, et les signes ­souvenirs se remplissent soudain d’une présence : Jésus apparaît à ses disciples, leur redonne assurance, leur ré-ouvre les Écritures, les remet debout dans la foi en leur transmettant son souffle. Le tombeau n’est plus un lieu de nostalgie : il devient le lieu ouvert sur l’au-delà de Dieu, où s’engouffre l’Esprit créateur. Les apôtres de Jésus continuent sa prédi­cation. Grâce au génie et à la foi de Paul, ils entrent peu à peu dans l’intelligence de la plénitude du Christ se révélant, à présent, sauveur et re-créateur de l’humanité entière.

Ainsi l’Église, corps du Christ, son réseau de signes et de visages pour le monde, découvre avec l’aide de l’Esprit-Saint, la profondeur du Mys­tère divin: le dessein d’amour, conçu avant les siècles et que l’orgueil a mis en péril dès que Dieu s’est livré à notre liberté. Elle confesse le Dieu Unique en sa nature et Trine en ses personnes, qui nous ordonne à Lui, malgré notre péché, et court ainsi le risque du Sacrifice. » 

 Pour plus d’informations, je te conseille d’aller sur le site

 http://messaje-international.com/messaje-les-quatre-seuils/

 J’ai suivi tout ce cycle de formation en compagnie de mon épouse, Monique. Cela a duré deux années au rythme d’une journée par mois (au total neuf rencontres dans l’année). Nous avons été enthousiasmés par la qualité de cet enseignement délivré par de véritables pros, excellents connaisseurs des sujets abordés et qui de plus en vivaient.

A la relecture du texte de présentation repris ci-dessus, je suis profondément ému car c’est vraiment ce que j’ai vécu et intégré dans ma vie personnelle ces deux dernières années. Je suis allé de découverte en découverte, d’émerveillement en émerveillement, d’action de grâce en action de grâce.

Je me suis littéralement régalé, tant sur le plan intellectuel que spirituel. J’ai toujours été passionné par les avions, mais également et presqu’au même niveau, par l’Histoire et la Géographie. J’ai bu du petit lait dans toute l’Histoire du peuple juif et des pays de toute la contrée moyen-orientale. Vraiment, que du bonheur ! C’était clair, net, précis car articulé sur la base de toutes les découvertes archéologiques, et autres, faites jusqu’à ces dernières années. Mon esprit cartésien y a trouvé son compte. Mais ce n’était pas le plan essentiel ; le spirituel l’a emporté haut la main. J’ai pris conscience que finalement je savais pas mal de chose sur toute la démarche engagée par Dieu pour faire grandir le peuple qu’il avait choisi, tout au long de nombreux siècles pour le faire parvenir à un certain stade de maturité en prévision de la venue sur terre de son fils Jésus. Oui, je savais pas mal de choses, mais il me manquait un vision, une compréhension claire, de toute la ligne continue et cohérente que représente toute cette histoire du peuple de Dieu. J’étai un peu comme devant un puzzle. Je savais constituer des groupes élémentaires de différentes pièces mais je n’étais pas capable de terminer l’assemblage général. Je ne dis pas que désormais je le suis car le projet de Dieu sur l’Humanité tout entière est tellement immense, et peut-être aussi mystérieux, mais je peux prétendre à une meilleure compréhension.

Je confirme que cela m’a aussi aidé dans la compréhension de mon histoire personnelle. J’ai vu la similitude qu’il y a entre l’expérience du peuple juif avant la venue de Jésus, et celle de ma propre vie avec les avancées que j’ai connues, les points d’arrêts, les erreurs de trajectoire, les échecs, les retournements… Il est réconfortant de découvrir ainsi que l’on n’est pas un cas isolé, anormal, bizarre… mais juste un être humain.

En plus d’accroître et de renforcer ma connaissance de Dieu, j’ai gagné en connaissance de moi-même ! Et ça, je ne l’avais pas prévu ! Mais alors pas du tout.

L’effet a été radical. Au lieu de me rassasier, cela a provoqué en moi un énorme accroissement d’appétit en ce qui concerne ma curiosité. Cela est allé jusqu’à la nécessité impérieuse d’aller une nouvelle fois dans le pays de Jésus. Pourquoi ? Pour mieux m’en imprégner, mieux le connaître en allant vivre quelques semaines là où Jésus a lui-même a vécu. Pour mieux comprendre ce qu’il a dit dans certaines circonstances à certains endroits. Jésus n’est pas une sorte d’extra-terrestre qui un jour a débarqué sur terre en un lieu choisi par hasard, dans des conditions complètement bizarres pour faire on ne sait trop quoi. Non, l’arrivée de Jésus a eu lieu dans des conditions bien précises, dans un environnement bien connu désormais et au milieu de gens attachés à des us et coutumes bien précis.

Je connais Jésus par les évangiles qui ont repris ce qu’il a fait et dit, dans un contexte particulier tributaire, directement, de l’histoire de son pays et de sa géographie. Certes tout ça a beaucoup changé depuis deux mille ans, mais il reste tout un fond qui ne peut pas disparaître. Juste un exemple : quand moi, breton d’origine, supposé bien savoir ce qu’est la pluie c’est-à-dire l’eau, je sais très bien que la disponibilité quasi-permanente d’eau à volonté n’est pas un problème. Sans aller sur le terrain, il est difficile d’imaginer à quel point cela est, au contraire, un problème permanent, une véritable anxiété, pour les habitants de nombreux pays vivants dans des conditions météorologiques identiques à celles d’Israël, dont une bonne partie de la surface est de type désertique. Il faut y aller pour découvrir le rôle majeur que joue cette eau dans la vie des gens. On comprend alors le sens profond de ce que veut dire Jésus quand il parle de l’eau. En réalité, il parle purement et simplement de la vie.

Une autre expression, et j’en resterai là : « Je suis le Bon Pasteur ». Ça ne nous dit pas grand ‘chose à nous les citadins. Beaucoup d’entre nous n’ont jamais vu un mouton en train de gambader ! Notre seule image, c’est celle du contenu de notre assiette. Mais, dans ces régions où l’une des activités essentielles était l’élevage, l’image du bon pasteur qui prend soin de ses brebis, parlait très clairement aux contemporains de Jésus. A nous de le comprendre pour en faire une traduction moderne adéquate.

J’ai donc voulu retourner sur le terrain où tant de choses extraordinaires se sont passées et/ou ont été dites. Ceci, afin de me remettre dans le contexte, autant que cela soit possible, pour mieux comprendre mais surtout pour mieux ressentir ce qui s’y est passé. Je dis bien ressentir car la relation à Dieu n’est pas une question intellectuelle, certainement pas. Jésus est venu nous dire que Dieu est notre Père ; je n’ai jamais aimé mes parents pour des raisons intellectuelles. Je les ai aimés parce que je les ai fréquentés, parce que j’ai vécu avec eux et que je les ai appréciés.

Il y a bien des façons de se rendre en pèlerinage en Terre Sainte. Beaucoup de paramètres d’ordre pratique, matériel, interviennent ; par exemple : la durée du séjour qui permet, ou pas, de se rendre à tous les endroits que l’on aimerait visiter. L’accompagnateur (spirituel) du groupe est très important car il est en mesure d’influer d’une façon significative sur le contenu du message reçu.

Pour ma part, j’ai tenu à choisir l’organisateur principalement sur la base de ce paramètre. Je voulais tout simplement retrouver en Israël l’approche si féconde, pour moi, de ces quatre seuils qui m’y avaient poussé. Il est évident que je ne pouvais pas prétendre revivre toute l’expérience des deux années passées ; je me contenterais des points saillants qui me seraient offerts dans ce contexte.

J’ai été de nouveau enthousiasmé. Je tenterai de te partager cela dans la troisième partie de ce site.

Je fais donc de la catéchèse au profit des enfants de ma paroisse depuis une bonne dizaine d’années. Ça fait bien longtemps que ce n’est plus pour moi un service mais carrément un plaisir. Je suis un papy heureux car non seulement j’ai six petits fils, que je dis en CDI parce qu’ils sont les enfants de mes enfants, mais j’en ai aussi plus de cent en CDD, chaque années, ce sont les enfants du KT (catéchèse).

Un mois avant de partir en pèlerinage en Terre Sainte, l’an dernier, je me suis fait la remarque suivante : je vais être absent de la paroisse pendant trois semaines, cela signifie que je ne serai pas disponible pour les enfants pendant tout ce temps. C’est  bien dommage… mais, après tout, il n’est pas interdit de chercher à innover, d’essayer de nouveaux moyens pour faire du KT. Pourquoi est-ce que je ne tenterais pas de faire du téléKT ? on fait bien du télétravail. 

Et c’est parti. Je vais tenter de faire du KT à des enfants de Versailles en étant moi-même à Jérusalem. Une idée folle mais qui me plait, j’aime innover. 

Certes mon fils m’a dit « Papa, tu te lances dans quelque chose d’impossible. Tu n’y arriveras pas parce que tu auras trop de problèmes à résoudre« . Rien que du bon sens, mais ça ne me dissuade pas.

Pour accéder au message adressé aux enfants (et à leurs parents),            clique ici

L’expérience a tourné court en moins de trois jours. J’avais complètement sous-estimé le poids de certains paramètres dont le plus important a certainement été l’incompatibilité totale entre le statut de pèlerin et celui de vidéaste. J’étais à Jérusalem essentiellement pour le volet spirituel qui m’imprégnait totalement, ne me permettant pas de dégager suffisamment de réflexion pour le travail de la vidéo. De plus il aurait fallu que je consacre trop de temps au détriment de mon objectif essentiel. A cela sont venues se greffer quelques difficultés matérielles allant de la disponibilité et du débit du wifi, des temps de chargement trop longs sur internet ainsi que mon premier crash sur le Mont des Oliviers.

J’ai compris que je n’atteindrais pas mon objectif de faire de la diffusion en léger différé, chaque jour. J’ai basculé sur une nouvelle option tout en gardant l’objectif : je décidais de passer à du différé total, de plusieurs mois, pour lequel j’ai accumulé sur place les prises de vue ; le montage sera fait plus tard, à mon retour à la maison, dans des conditions matérielles propices. C’est ce que tu vas trouver dans la partie suivante.

Ce projet, qui a tourné court dans sa forme initiale, m’a cependant m’a permis de commencer à donner corps à un autre projet qui me tient beaucoup à coeur depuis trois ou quatre ans : proposer de la catéchèse aux adultes. Je me suis en effet aperçu qu’un décalage parfois important s’établissait dans de nombreux cas entre ce que savaient les enfants grâce au KT et les connaissances de leurs parents dans ce même domaine. Pourquoi ne pas donner à ces derniers ce que l’on donne à leurs enfants ? La seule différence notoire entre les deux groupes étant située uniquement au niveau de la perception mais le contenu pouvait être le même. Il m’est arrivé d’entendre des enfants de 9-10 ans enseigner leurs parents. Alors ? pourquoi ne pas y aller ?

Ce projet ne s’adresse pas seulement aux parents concernés par le KT de leurs enfants mais à toute personne, quelle que soit son âge. Quelle que soit son niveau de connaissance du sujet. Il a été baptisé, par analogie avec la numérotation des versions successives des applications informatiques, KT 2.0, sachant que la version de KT 1.0 peut dater de plus de 60 ans, comme c’est mon cas. Heureusement que j’ai reçu des mises à jour mais quoi dire pour ceux dont ça date de 20 ou 50 ans, sans aucune actualisation ?

Et puis, plus important, on a réussi à sortir de ce qui était un peu trop un « enseignement » pour rentrer dans une expérience de vie personnelle.   

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